And we go on...

And we go on...
Bonjour, bienvenue, et bonne lecture.
Moi c'est Justine, mais on va dire Juu'Ne Ok xD.

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Première fiction : Ich habe ein Problem... Mit dir.
Tome I : 21 Chapitres - Terminé.
Tome II : 10 Chapitres - Terminé.

Deuxième fiction : « Promets-moi. ».
Tome I : 5 Chapitres - En cours..

Merzouille =3

# Posté le vendredi 21 septembre 2007 18:20

Modifié le samedi 15 août 2009 21:59

Yeah.

Yeah.
.: J'ai pensé utile de faire une « légère » ( et là tu vois le gros roman u.u ) description de ma petite C'Kyoko, puisque ma fiction sera entièrement faite à partir de son point de vue :.

« C'Kyoko ( prononcez simplement Kyoko ), est une gamine de 16 ans. Fille unique, elle habite un appartement avec ses parents, à Paris, tout juste en face de la Tour Eiffel. La plupart des touristes s'exclameraient dans un superbe « Waaah » de dix minutes de long en admirant cette Tour, C'Kyoko, elle, trouverait plutôt cette construction sensée être artistique d'une mocheté inqualifiable. Sa meilleure amie, Miki, habite dans le même coin qu'elle. Elles sont toutes les deux particulièrement extraverties, et C'Kyoko se gêne d'ailleurs rarement pour sortir les pires vannes du monde, quitte à blesser la personne qui lui fait face.

S
es parents travaillent tous les deux dans le domaine de la mode, et acceptent donc sans problème le style de leur fille. Son père est d'origine japonaise, et sa mère est française.
Elle est naturellement très ouverte d'esprit, bien que son apparence freine très souvent le peuple à l'approcher. Elle ne supporte pas les personnes cadrées, qui voient la vie dans un simple "tro-boulot-dodo ". Elle est du genre têtue, et use très souvent du chantage avec ses amis pour obtenir ce qu'elle veut. D'où l'expression qu'on peut souvent entendre de sa bouche : Quand on veut, on peut.

Plutôt m
ince, avec une poitrine normale. On ne peut pas la qualifier de planche de surf, tout comme on ne peut pas dire qu'est ce une bimbo avec des gros seins. Cheveux noir, yeux noisette-gris, avec une taille d'environ 1m69 pour tout juste 46 kilos.
Sa coiffure aurait tendance à en choquer plus d'un : Près de sept dégras dont le plus long lui arrive presque au milieu du dos, et les mèches les plus courtes sont bombées en hauteur avec du gel et trois cent tonnes de laque. Le tout passé au lisseur. Elle porte une importance sans nom à son apparence, bien qu'elle cultive le goût de la provocation.

Maquillé
e le plus souvent d'un bon coup de crayon noir sur le contour des yeux avec du mascara tout aussi noir, et d'un gloss simple sur les lèvres, elle arbore le plus souvent un style qu'on appelle aujourd'hui « Emo ». Elle adore les bijoux, ( elle porte même un piercing au labret décalé ) les accessoires, les ceintures personnalisées, toutes ces petites choses ( parfois inutiles, elle l'avoue ) qui différencient son look des autres, et qu'elle seule est capable de dénicher, même dans le pire des magasins. Elle en reste très féminine.

Elle n'éc
oute pas de musiques particulières, et ne s'intéresse pas vraiment à ces choses sur lesquelles toutes les filles de son âge sont capables de s'extasier : les garçons du lycée, les nouvelles tendances, LE nouveau clip à écouter parce qu'il est à la mode, LE mec stylé avec qui il faut ABSOLUMENT sortir sinon t'es trop naze ... La seule chose qu'elle fait comme tous les adolescents de son âge, c'est passer des heures entières sur son portable. Ou son ordinateur. Enfin, la nuit seulement. Sinon, c'est une anti-conformiste comme personne.

Elle attache beauc
oup d'importance à ses études, et étudie un certain nombre de langues depuis le collège : Anglais, Japonais, Allemand, et Italien. Si c'est bien un rêve qu'elle veut réaliser, c'est de pouvoir parler le plus de langues possible. La plupart du temps, elle sort, rarement seule, avec Miki ou d'autres de ses amies, le plus souvent pour faire la fête ou du shopping, ou encore enchainer les restaurants jusqu'à ne plus avoir un centime. Une chance pour elle, elle a un très bon métabolisme et grille toutes les graisses et calories qu'elle peut avaler ! Une nature japonaise dont elle a parfaitement bien hérité... "

J'vous jure que j'ai essayé de faire court ><'
En plus, j'ai même mis des couleurs. Si c'est pas gentil, ça...


Bonne lecture à toutes/tous :) !

# Posté le dimanche 23 septembre 2007 14:25

Modifié le samedi 25 juillet 2009 11:57

.: 1 :.


P'tain, maintenant faut qu'j'my mette. J'ai horreur de faire des mises en pages. Allez savoir pourquoi.
Bon, go go go. * Inspire... *

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* Bruit d'une personne qui se cogne la tête contre un mur --' *

« Aïe ! »

Ca c'est c'qu'on appelle du réveil. Je me frotte le front, espérant ne pas avoir de marque...Pff, ça fait mal, c'te merde ! Je me lève, du moins, immerge de ma couette, et regarde l'heure sur mon portable, qui, accessoirement, me sert de réveil, d'horloge, de calendrier, d'organiseur, de... 8h30. Ca m'fait penser que j'avais un truc à faire à 8h30... Youargh ! Mais j'ai cours, à 8h30 !! Je pose mon portable, sans faire attention à " Où va-t-il attérir ? ", et sprinte vers ma salle de bain. Moi qui met habituellement une heure pour me préparer, aujourd'hui, j'ai mis tout juste dix minutes. Je serais bien sautée par la fenêtre, pour descendre encore plus vite, mais je suis au troisième étage. --' Comprenez donc mon enthousiasme a utiliser les escaliers. v__v'
Je cours comme une malade dans l'avenue, même si je sais que, quoiqu'il en soit, j'arriverais en retard. Seulement, le sport, c'est absolument pas mon truc, et au bout de 5 minutes de sprint vers le lycée, je suis H.S, et mes jambes commencent à vassiller.

« Allez, putain d'jambes ! Bougez !... Mais bougez, merde !! »


Les gens doivent se demander quelle folle je suis à gueuler contre mes propres jambes. Je me fous une ou deux claques, ( mentales, bien sûr, je suis pas maso' ), et recommence à courir. J'arrive devant le lycée, sonne frénétiquement à l'interphone, mais personne ne se résigne à m'ouvrir. Alors j'escalade la barrière, et les gens dans la rue me regardent de plus en plus bizarrement. Qu'ils aillent se faire empailler chez les chinois.
Bon, je suis enfin dans les enceintes de ce lycée on ne peut plus naze. Et maintenant ? Bah, j'me casserais bien, maintenant qu'j'suis entrée, on pourra pas dire que j'suis pas v'nue. Mais bon, mon prof chéri d'amour que j'emmerde doit m'attendre. Et Miki aussi.

« Mademoiselle Atsuki, quelle surprise ! »


Et oui, trou d'bal, c'est moi.

« Que venez vous faire ici avec... 20 minutes de retard ? »

20 minutes ? Uwa, j'm'améliore... Ah. Vu la tête que me fait ce conna-... Ce professeur qui m'a appris tant de belles choses cette année, il doit sans doute attendre une explication de ma part. Bouarf, rester simpliste.

« Je suis rentrée de voyage très tard hier, je n'ai pas entendu mon réveil sonner. »

Bon, ok. Là ça fait carrément je m'en foutiste.

« De voyage. Et vous voudriez me faire gober une telle excuse. »
« Tant qu'à faire, oui. »


Grmbl, que j'le sens mal.

« Atsuki, une heure de colle, ça vous tente ? »
« Pas franchement, mais je doute avoir le choix. »
« Exactement. Asseyez vous à votre place. Vous vous débrouillerez pour.. »
« Avoir le reste des cours. Merci monsieur. »


Encore un qui aura réussi à me pourrir ma journée. Insolente ? Moi ? Jamais. Je peux juste pas l'encadrer. Avec les autres profs, tout se passe (presque) bien.
Pourtant, j'ai dit que la vérité, jusque là. Je suis rentrée tard, hier, d'un week-end à Londres. C'est Miki qui m'a offert ce voyage pour mon anniversaire, qui se tenait il y a environ... Ouai, allez, deux semaines. J'le jure sur la tête de mon cochon d'inde écrasé sur le trottoir il y a 10 ans après un saut à l'élastique douteux de la fenêtre de ma chambre... Sans élastique. J'ai 16 ans maintenant, n'empêche. Bref, je n'entrerais dans les détails ni de ce week-end à Londres, ni de mon anniversaire et ma vie personnelle, bien que maintenant vous y soyez plutôt mêlés.

[...]

Enfin Midi. Et ouai, Midi, heure Sainte. Celle qui mélange pause ET déjeuner. Heure importante de la journée, donc. Personnellement, je trouve la nourriture du self plutôt répugnante, alors j'emporte toujours un p'tit plat de chez moi, que j'apporte au lycée.
Huhu, j'ai repéré ma Miki près d'une table. Je cours la rejoindre, et je m'assied près du radiateur, parce que je me les pèle grave. J'ai juste pris une de mes petites vestes ultra belle mais qui tient pas chaud, qui va avec ce que j'ai mis aujourd'hui. J'ai toujours eu cette intelligence de m'habiller n'importe comment, sans vérifier le temps dehors... En l'occurrence, là, nous sommes en été, à une semaine des grandes vacances, très exactement, mais il fait pas super chaud, et...

« Alors, ton week-end, ça t'a plu ? »

Et merde, j'voulais manger en paix. C'était LE sujet à éviter d'la journée. Et beh non, Miki, elle comprend pas ces choses là.

« C'était un week-end à Londres, quoi. »
« Attends, mais t'as passé un week-end avec les Tokio Hotel ! Tu dois sûrement avoir mieux à me dire que " c'était un week-end à Londres ", non ?! »


J'suis tentée de répondre non. --'
Oui, c'est vrai, je l'avoue. J'ai passé ce week-end avec quatre stars. Seulement, ces p'tits gars là, je les connaissait absolument pas ! J'avais jamais entendu une seule de leurs chansons, je savais même pas qu'ils existaient...

« Tu sais, Miki, je les connaissait pas, ces mecs. C'était cool, j'ai même eu droit à un concert,... D'ailleurs, tu m'avais pas dit qu'c'était allemand ? »
« Siiiiiii !! Ils sont bien, hein ?! »

Elle m'agresse presque comme une putain d'hystérique... C'est une fan. Ca se voit --'

« Oui, c'est du bon son. Mais alors,... le chanteur, t'es sûre que c'est un mec ? Franchement, il est ultra efféminé ! »
« Ose dire qu'il est pas TROP mignon. »


Vous remarquerez qu'elle a insisté sur le TROP.

« Moui, pas mal. Pas mal du tout. Y'a pas de quoi s'extasier non plus. »
« T'es vraiment pas une fille normale. T'as passé un week-end avec les meilleurs mecs du monde, là ! Ô my God, j'aurais vraiment dû y aller à ta place. »


Sauf que c'était MON anniversaire, bweuahahaha !... Hum. Passons.
Oui, bon, ça va, c'est pas des Dieux, non plus. C'est quand même et avant tout de la musique, qu'ils font, ils essayent pas de passer le concours du plus beau mec de la Terre.
Merde, manquerait plus que Miki s'la joue groupie... Quoique, les américaines sont pas mal dans l'genre.
Certes je vous avouerais que ce week-end était plutôt sympathique. J'ai pu exercer mes connaissances dans l'Anglais ( Yeah, une fois, pour commander une salade --' ), et l'Allemand. Bien que le concert qu'ils aient fait soit en grande partie en Anglais. Quoique, on était à Londres, ça pourrait paraître normal. Dans l'ensemble, ( Et je dis bien dans l'ensemble ) les garçons étaient plutôt cool, et j'ai même été hébergée dans un hôtel de luxe. De quoi rendre heureux n'importe qui. ( Sauf moi. )

« Alors, alors, raconte ! Je veux TOUS les détails ! »
« Bah déjà, j't'ai pris des photos, comme tu me l'as demandé, et j'ai eu 30 700 autographes, avec ou sans dédicaces. Donc si ça t'intéresse, ils sont chez moi. »
« Je passe chez toi ce soir, c'est sûr v__v »
« Sans blague --' »
« Bon. Arrête ta tête d'ado blasée, et raconte moi ! »


* Soupire *
...
Je vais pas pouvoir manger dans tout ça. Mais soit, puisqu'elle me l'a demandé si " gentiement ", je vais lui raconter.

« Tu sais tout ce qui se passe, vendredi soir, on fait le trajet, on arrive à la " gare ". Une fille engagée pour me " tenir compagnie " m'attendait déjà sur les quai, on est montées dans le shuttle ( le truc qui passe sous la Manche et qui m'a bien fait flipper ), j't'ai dit aurevoir... »
« Elle était sympa la fille ? »
« Elle m'a bombardé de questions. Elle me connaissait par coeur au bout d'une heure et demi de train ! Son nom c'est... Euh, c'est... Merde, je... Ah, Maïlys ! Voilà, j'me souviens ! »
« Bon ensuite ! »


Je lui aurais dit que la fille s'appelait Jacqueline De MonCu, et qu'elle était présidente, elle s'en tamponnerait quand même --'

« Ensuite... »

______________________________________________________________________________

Ben, ensuite, c'est à suivre.
Voilà donc mon p'tit début, pas extra long.

Hésitez pas à dire c'que vous en pensez, d'façon, dans l'pire des cas, j'irais m'pendre --'

Je sais pas trop trop quand arrivera la suite. J'attend déjà de voir deux trois réactions. ( J'm'attends pas à plus de toute façon --' ).
Et puis j'vais éviter d'jouer ma no-life, être tous les soirs sur l'Pc. J'me suis basée pendant un an sur mon Pc, rien que mon Pc, juste mon Pc, et j'me rends compte que sortir, et même parfois, bosser, ça fait beaucoup plus de bien que de rester devant mon écran.
Donc la suite, soit mercredi soir, ou fin d'après-midi, ou bien le week-end prochain.

Over.

Vidéo : J'ai bugé dessus. Les vidéos de Pérusse alignées avec du TH m'éclatent.
Juu'Ne

# Posté le dimanche 23 septembre 2007 15:02

Modifié le samedi 25 juillet 2009 12:10

.: 2 :.

.: 2 :.

Yattaaaaaaa !


J'me dépêche, parce que j'ai pas extrêmement le temps, j'dois filer. Donc si y'a quelqus problèmes côté Html, j'éditerais plus tard. Du moins si j'm'en rend compte --'


______________________________________________________________________________

« Tu sais donc tout ce qui se passe, vendredi soir, on fait le trajet, on arrive à la " gare ". Une fille engagée pour me " tenir compagnie " m'attendait déjà sur les quai, on est montées dans le shuttle ( le truc qui passe sous la Manche ), j't'ai dit aurevoir... »
« Elle était sympa la fille ? »
« Elle m'a bombardé de questions. Elle me connaissait par coeur au bout d'une heure et demi de train ! Son nom c'est... Euh, c'est... Merde, je... Ah, Maïlys ! Voilà, j'me souviens ! »
« Bon ensuite ! »


Je lui aurait dit que la fille s'appelait Jacqueline De MonCu, et qu'elle était présidente, elle s'en tamponnerait quand même --'

« Ensuite... »


FLASH BACK .

On est vendredi soir. Il est 19 heures, et Miki m'a accompagnée à la gare, jusqu'aux quais, parce qu'elle m'a donc offert ce " superbe " week-end à Londres, avec des stars...
Une fille d'une vingtaine d'années m'attendait sur les quais, et après avoir reçu les dernières indications de Miki, du genre " T'oublies pas d'me prendre des photos ! ", ou bien, " Lui c'est Tom, lui Georg... ", je lui dit au revoir, et monte dans le shuttle avec la fameuse Maïlys ( Alias Jacqueline De MonCu, présidente, donc. ). J'ai absolument rien retenu de ce que m'a dit Miki à propos de ce groupe qui m'est parfaitement inconnu.Et je m'en fou totalement, pour dire vrai.
Pour Miki, le plus mignon, c'est... Bill, c'est ça ? Ouai, le chanteur ultra androgyne. D'après les photos qu'elle m'a montré, je parlerais plus d'une fille, mais bon. C'est vrai que dans son genre, il est plutôt mignon.
Je fais très rapidement la connaissance de Maïlys. Elle était apparement sencée me servir de traductrice aussi, mais comme je parle Allemand, du moins j'arrive à tenir une conversation à peu près normalement ( Sauf si on me demande anti-constitutionnellement, je peux répondre. ), je doute qu'elle serve à grand chose dans ce domaine. Elle me pose tout de suite pleins de questions. Je sais pas si ça fait aussi partie de son boulot, mais elle voulait absolument tout savoir sur moi ! Elle m'aurait demandé si j'étais encore vierge, c'est limite si elle m'aurait pas harcelé pour que je lui réponde... Notons, entre nous, que je le suis encore v__v'


« Alors, ça te fait quoi de rencontrer des stars ? Toutes les filles de ton âge rêveraient d'être à ta place ! »
« Je t'avouerais que ce groupe, j'le connais même pas. »


Pour traduire... Ce groupe, je m'en fou mais d'une force que t'imagines même pas.

« OO' T'as même pas vu un magazine sur eux ?! On parle que de Tokio Hotel, pourtant ! »
« La vie des stars, j'en ai pas grand chose à faire. »


Rien à battre, pour ainsi dire. Ma vie à moi me suffit amplement.

« Mh. Bon, alors je vais te parler d'eux ! Tiens, déjà, voilà des photos. Là c'est Bill, le chanteur... »
« LE ?? ... Ahem. Oublie. »
« Oui --' Lui, c'est Tom, son frère jumeau. Le guitariste du groupe. Un vrai tombeur ! »
« Si tu l'dis. »
« Et voici Georg, le bassiste, aîné du groupe, et Gustav, batteur. Les jumeaux ont tout juste un an de plus que toi, tu sais ! »
« Ah bon ? Ils sont jeunes, pour des stars. »
« Oui. Hey, parle moi de toi ! On va passer un week-end ensemble, autant que j'te connaisse tout de suite ! »


Gné ? Ca va pas sa tête à elle, ou quoi, là ?

« Hum. Est-ce qu'on partage notre chambre ? »
« .. --' Non, chacune sa chambre. Je crois qu'on a des chambres à côté l'une de l'autre. »
« Parfait. Moi ? Pas grand chose à dire. Je suis déjà... »


Je commence à lui raconter ma vie. Elle a l'air impressionnée à chaque chose que je lui raconte. Elle me sort sans arrêt des " Woh, quelle chance ! " et des " Waouh, c'est cool, ça ! " ( Genre quand je lui dis que j'habite en face de la tour Eiffel... Pathétique --' ). Pourtant ma vie n'a rien d'un conte de fée, et c'est pas très palpitant. Bon, je rencontre des stars. Mais ça reste tout de même des adolescents comme moi... Ne ?
J'ai eu aucun moment pour m'ennuyer durant le trajet. Mh, parfois j'aime bien m'ennuyer. On est déjà à Londres, et je n'ai pas vu le temps passer. Il est environ 20h30. Je comprend cette soudaine faim extrême qui me tiraille le ventre. On sort du train, je suis Maïlys, mais l'oblige à s'arrêter trente secondes, pour prendre des oursons au chocolat et à la guimauve que j'ai repéré dans un distributeur.
Apparement, personne ne nous attendait à la gare. On avait même pas de taxi attitré ><
On se rend bien compte que les Anglais sont touchés par le terrorisme : on nous a entièrement fouillé, nos sacs, nos poches, ils ont même été vérifer mes oursons en guimauve ! J'ai cru que je ne les reverrais jamais. Bah ouai, vas-y, j'ai même foutu d'la Coke dans mon string, tiens >< ! Ahem.
On a ensuite pris un taxi, Maïlys a indiqué l'adresse de l'hôtel, apparement 4 étoiles.

J'ai cru que j'allais prendre des photos de l'hôtel plus qu'autre chose. Mais quel luxe ! Mon Dieu, c'est magnifique. Si je dis à mes parents que je suis entrée là dedans... Ils me tueront, sans doute.
N'empêche, juste une petite question... Au passage, hein, parce que j'suis apparement là pour ça --'

« Euh... Maïlys, le groupe, on le voit quand au juste ? »
« Au dîner ! Ils ont eu un emploi du temps chargé, à ce qui paraît, et ne seront là que dans trois quarts d'heure. Le temps d'aller nous pomponner ! »


Elle me fait un clin d'oeil. On récupère nos clés de chambres, qui sont bel et bien l'une à côté de l'autre, et j'entre dans la mienne. Une superbe pièce, au deuxième étage, j'ai la vue sur le parc de l'hôtel. On a rendez-vous à 21h30 dans le restaurant. Maïlys m'a dit qu'elle viendrait frapper à ma porte de toute façon.
" Se pomponner... " Pff, mais n'importe quoi. Genre j'vais m'faire belle pour quatre mecs inconnus. Bah, S'ils sont sympa, p'têtre que demain j'me ferais belle. Peut-être pas --'.
J'ai vraiment la flemme de ranger toutes mes affaires dans l'armoire prévue à cet effet, d'autant que je ne reste qu'un week-end. Alors je les éparpille juste un peu partout. Une sainte horreur des choses bien cadrées, on me pardonnera. J'ai toujours ce besoin de bordel, avec moi, de... Bref. C'est physique, cherchez pas. --'
J'ai un peu moins de trois quarts d'heure à tuer, alors je vais... prendre une douche, tiens.

[...]

Il est maintenant... 21h07 très exactement, et j'ai pris ma douche, comme convenu. J'ai aussi découvert que les peignoirs offerts par l'hôtel étaient très... courts. En effet, le peignoir couvrait tout juste la moitié de mes cuisses... Ca va qu'il y avait AUSSI des serviettes, sinon je me demande vraiment comment j'aurais fait pour me sécher complètement.
J'ai remis le pantalon que j'ai porté toute la journée. Un Jean foncé bien flingué, déchiré un peu partout aux coutures du bas, avec deux trois petits trous par-ci par-là. C'était un jean droit à l'origine, mais les coutures sont tellement mortes que ça fait limite patte d'éléphant. Le haut ? J'ai toujours pas choisi.
Ah. Mais si, suis-je bête. Un débardeur à bretelles larges, noir, décoleté, pas trop, avec des motifs blanc, gris, et rose sur le devant. Débardeur unique car ce sont mes parents qui me l'ont créé v__v J'épargne ma séance de maquillage, et de coiffage, lissage des cheveux, et caetera...
Et au final, je suis tout juste prête au moment où on frappe à ma porte.

« Alors t'es... Tu t'es pas changée ? »
« Contrairement à toi, non, j'ai pas cherché à me faire belle. »
« Bah, tu m'diras, t'es très jolie comme ça aussi. Dis-donc, qu'est-ce que tu es mince ! »


Ah bah oui, c'est sympa de me faire remarquer que je suis mince, j'avais jamais vu que je rentrais dans du 36 à tout péter ! Quelle conne --'

« Euh... Ouai, p'têtre. On y va, je suppose ? »
« Oui ! Ce soir on mange à l'hôtel. J'ai été voir, ils ont un menu fa-bu-leux ! »


J'me suis pas pomponnée, mais elle... Elle fait limite pouf'. Et son parfum... Mon Dieu, ça pue. Un vrai parfum pour femme. Oui, je vous avouerais que j'aime uniquement les parfums pour homme, et n'utilise que les produits de la gamme Dove. Ce dont vous n'avez rien à foutre. u.u
N'empêche, ça tombe bien, je commençais vraiment à avoir faim.
On passe par les escaliers, les ascenseurs étant plutôt longuets. Et puis ça entretien les gambettes. Sauf que, imprévu, au niveau du premier étage, je me cogne contre l'épaule de quelqu'un. Enfin, d'un certain sens, j'étais moi-même dans mes pensées. Pensées plutôt vagues, d'ailleurs...

« Aïe ! Mais fais gaffe, merde ! »
« Ah... Sorry. »


Oops. J'lui ai parlé en français, instinctivement. Quoique, c'est pas plus mal ><' Il ( Elle ? Oo ) s'est excusé, c'est le principal. La personne me regarde un instant, semble littéralement buger sur moi, et suite à un raclement de gorge de ma part, s'en va dans sa chambre, complètement gêné, visiblement honteux ( Honteuse ? XD ) de sa réaction, tandis que Maïlys me dévisage complètement.

« Quoi ? T'as vu comment il ( j'hésite vraiment à dire elle --' ) m'a bousculé aussi ? J'allais pas lui dire merci, non plus ! »
« Mais, C'Kyoko... C'était Bill ! »
« ... Qui ? »
« Tu viens de bousculer Bill ! »
« Argh, mais... Mais non, c'est lui qui m'a bousculé, j'ai rien fait moi ! »


Bon, c'était un mec.
Maïlys soupire. Je la double dans les escaliers, histoire de montrer que je ne m'éterniserai pas, on arrive dans le hall. Je la suis, on se dirige vers le restaurant de l'hôtel. Une table est apparemment réservée, au nom du groupe. Je m'assied à côté d'elle, elle me vise d'un sale oeil, le regard en coin. Genre ma maman quand j'ai fait une connerie, quoi. ><'

« Tu vas t'excuser, auprès de Bill, n'est-ce pas ? »
« Sûrement pas ! C'est lui qui m'est rentré dedans, j'ai aucune raison de m'excuser ! »
« Non mais tu te rends compte ? C'est pas n'importe qui ! »
« Il peut être star, président, caissier chez Carrefour, ou tout ce qu'il veut, il n'en reste pas moins une personne comme les autres ! Alors c'est pas son statut qui changera quoi que ce soit ! Je m'excuserais pas, point. »


Maïlys tire la tronche. Hey, oh, c'est pas parce que Môssieur est une p'tite star, qu'on va tous se mettre à ses pieds. On commande des boissons, en attendant le groupe. Maïlys a pris je ne sais trop quel coktail, moi j'ai pris un Coca. Il y aura une autre personne, avec nous, à ce qui paraît. Sans doute quelqu'un chargé du même boulot que Maïlys, mais du côté des garçons. Bah tiens, d'ailleurs, les voilà. Du moins si c'est eux --'
Maïlys se lève tout de suite, et n'attend même pas qu'ils nous ai repéré pour se jeter sur eux.
C'est bien eux v__v.
Moi ? Hum. Je reste assise, j'attends qu'ils arrivent vers nous. Ils se dirigent vers la table, je me lève tout de même, par politesse, pour les saluer. Je leur précise tout de suite que je parle Allemand, histoire qu'ils paraissent pas trop cons. En faisant la bise au fameux Bill, il sursaute. Il a dû remarquer que c'était moi, la fille qu'IL a bousculé. On s'assied, il entame tout de suite la conversation. Une piplette ?

« Encore désolé, pour tout à l'heure. »
« Ca ira. J'me suis pas fait mal. Mais si tu veux un conseil, regarde devant toi quand tu marche, c'est utile. --' »


Maïlys se tourne brusquement vers moi, manquant de s'étouffer, et stoppant directement sa discution avec le mec aux cheveux long... Georg je crois. Elle me parle en Allemand, elle aussi. Je sens que mon français va s'envoler pendant tout le week-end.

« C'Kyoko ! Lui parle pas comme ça ! Tu t'rends compte de c'que tu dis ?! »
« Quoi ? Laisse moi parler, un peu ! Je dis encore ce que je veux, à ce que je sache ! »


Bill qui répond rien, il rougit comme un idiot, avec un mini sourire aux lèvres. Si son frère c'est bien le dreadé, alors il est en train de se foutre de sa gueule. Il éclate littéralement de rire. Les deux autres ont l'air plus discrets, ils discutent surtout avec nos deux interprètes complètement inutiles.

« Hum... Et, tu... T'es contente de nous rencontrer ? »

J'confirme. Piplette.

« Je t'avouerais franchement que j'vous connais pas du tout. Je savais même pas que vous éxistiez. »
« Was ?? Mais... Qu'est-ce que tu fais là, si tu nous connais pas ?! »
« Hey, m'agresse pas ! Décidément, t'es bizarre ! »
« Hum, pardon. »
« Pour faire court, c'est une amie à moi, qui m'a offert ce voyage avec vous. »


Et plus JAMAIS, je ne lui demanderais un cadeau qui sorte de l'ordinaire.

« En gros, tu sais absolument pas qui nous sommes. Bon, alors l'abruti qui rigole depuis tout à ... »
« J'ai quand même été informée un minimum de votre statut. Mon interprète a été on ne peut plus bavarde. »
« Oh. D'accord. T'es décidée à me contrarier, en fait. »
« Non, pas du tout. »


Il a vite été habitué aux filles qui s'extasient devant lui, ça se voit. Ca va, quand même, je lui lance pas de vannes pourries, et jusque là, mon Allemand est correct. Par contre, " l'abruti ", comme le désigne si bien Bill, est enfin sorti de son fourire. Ca m'arrange, je vais pouvoir discuter avec quelqu'un d'autre que ce maladroit susceptible.

[...]

Le serveur arrive, j'ai toujours pas choisi. Cinq minutes que je fais chier la populasse avec mes interminables " Euuuuh, j'hésite encore... " Le gars commence à s'impatienter. Bon, au hasard...

« Hum... I will take one Paysan Salad. » ( Je prendrais / vais prendre une Salade "Paysan", comme inscrit dans le menu. )
« Ok ! Thank you ! »

Dans le dialogue, ça se voit pas, mais le serveur m'a parlé genre " P'tain c'est pas trop tôt ! " . C'est incroyable ça. Respect pour les stars, là, par contre, moi, j'suis traitée comme de la merde. Quoique, ils ont pas mis trois plombes à choisir un plat qui se révèle bêtement être une salade de chèvres chaud, eux. --'
Maïlys continue d'se la jouer pétasse, super respectueuse, avec ( et maintenant je peux confirmer que c'est lui ) Georg.
Moment de solitude, j'attends gentiment ma salade paysanne...

Le p'tit blond, qui doit être Gustav, sans doute, commence à me parler. Je vais enfin avoir, peut-être, une conversation intéressante.
Et oui, forcément, entre le maladroit pas foutu d'aligner deux mots sans se sentir mal, ultra susceptible, son frère tout le temps mort de rire dès que j'dis un truc, et Georg, complètement absorbé par Maïlys... dur d'être optimiste.

« Tu dois être au courant que tu vas assister au concert qu'on donne demain soir, non ? »
« Oui, je suis au courant. J'ai jamais entendu une seule de vos chansons, par contre... »
« Oh, si tu veux, je pourrais te prêter un CD ! »
« ... Et je l'écoute avec quoi, ton CD ? ><' J'ai ni chaîne Hi-fi, ni baladeur-CD, ici. »
« Pas bête --' ... J'ai mon i-Pod, si tu veux. »
« Je veux bien, alors =D Merci ! »


Ce doit être la providence, qui me l'envoie, ce p'tit bonhomme. Enfin quelqu'un qui s'intéresse à mon bien-être personnel. Non pas que je sois égoïste, ni rien ( Quoique, si, quand même ), mais jusque là, on parlait surtout de leur petit bonheur à eux. Et d'après ce que j'ai compris, je suis une invitée, tout de même...
Je suis la première servie, étant donné que je n'ai pris qu'une salade. Je sens qu'environ 6 paires de yeux sont rivés sur mon assiette... Mais c'est MON assiette.
L'idiot en face de moi n'a pas l'air de comprendre, et me regarde avec des yeux pleins d'étoiles.

« Dis... Tu me fais goûter ? Ca a l'air bon ! »

Bah voyons... T'as commandé un plat qui est sans doute trois fois plus consistant que le mien, et tu voudrais que j'te fasse goûter ? Mais il s'y croit, en plus, le p'tit ( Oui, bon, grand --' ) Bill !

« Tu veux goûter quoi ? Chèvre, salade, ... ? »
« Mmmh..... Je peux goûter le chèvre ? »
« Oui, tiens. »


Je sais. J'ai quand même dit oui. D'ailleurs, les autres me regardent avec un air étonné, Maïlys la première. Il me l'a demandé à peu près gentiement, dire non aurait été de la méchanceté gratuite de ma part. Mais c'est vrai, c'était tentant.
Mais... Mais c'est un monstre, ce mec ! Il a carrément dévoré toute ma tartine de chèvre ! D'accord, j'en ai une deuxième, mais... Je lui avait juste dit de goûter ! Goûûû-ter ! ...Pffeuh, si j'crève de faim, ce s'ra sa faute, d'abord.
Je pense de plus en plus que Tom est bourré. Il éclate de rire à n'importe lequel de mes actes envers son frère. Quand aux autres, ils sont toujours aussi étonnés de mon action.

« Mmmh, c'était super bon ! Merci ! ^^' »
« Je vois ça, t'as tout avalé d'une traite --' »
« Ah, euh... Oui, ben... »
« C'est rien, j'te pardonne. »
« ... »


Il se remet à bafouiller. Et il rougit comme une tomate dont le jardinier vient d'montrer son cul.
Les plats des autres arrivent plutôt rapidement, et je me sens vite idiote avec ma simple salade, face à des plats aussi copieux. Je me rattraperais sur les desserts.

[...]

La soirée, dans l'ensemble, fut très sympathique. Après le repas, on s'est promenés dans le parc de l'hôtel. J'y ai remarqué une piscine, malheureusement, je n'ai pas pris de maillot de bain. Et puis il fait trop frais pour se baigner. Et oui, même les étés à Londres sont plutôt frisquets...
J'ai longuement discuté avec Tom. En fait, il n'était pas shooté du tout, il est comme ça de nature. Il me trouve " marrante ", et c'est la première fois qu'il voit une fille répondre aussi franchement à Bill. Il paraît que ça change de toutes ces groupies... Georg a vraiment bien accroché avec Maïlys, il ne l'a pas lâchée de la soirée. Gustav, lui, restait avec leur interprète, qui n'a pas vraiment trouvé d'accroche avec quelqu'un. Il a tellement une tête de con, l'interprète, aussi.
Ils parlaient de l'emploi du temps de demain. Quand à Bill, il est resté à l'arrière du groupe toute la soirée. J'espère que ce n'est qu'une impression, parce qu'il me semble très associal ce mec. S'il s'attendait à une fan hystérique qui ne le lâcherait pas, et qui lui jèterait des " Ich liebe dich " ( Et optionellement, des " fick mich ", pour les plus dégantées du cervelet. ) toutes les deux secondes, le pauvre doit être déçu.

Il est presque Minuit, maintenant. On a dit bonne nuit aux garçons, qui sont au premier étage, et Maïlys m'a proposé de rester avec elle cinq minutes, dans sa chambre, boire un dernier verre.
Je me suis agenouillée sur le lit, contre le mur. Elle s'assied en face de moi, en plein milieu du lit, et me tend généreusement une canette de Coca, prise du bar, sans doute. Et je l'accepte sans rechigner, bien sûr.

« Alors, tes impressions, la soirée... ? »
« Ecoute, j'ai très bien mangé, même si c'est pas moi qui ai dévoré la moitié du plat, ( --' ) la balade dans le parc était agréable, et je découvre que mes cours d'Allemand ont servi à quelque chose... »
« En fait je m'attendais plus à ce que tu me parles du groupe. v__v' »


C'est vrai que, d'un certain sens...

« Ah, baah... Gustav est très sympa, je l'apprécie beaucoup, Tom rigole à chacun de mes mots, et me trouve marrante et sympa. Tu te doutes que je n'ai pas vraiment pu discuter avec Georg. »
« Oui, hum... Certes, et... Continue, je t'en prie. »
« Quand à Bill, il était plutôt susceptible, et n'arrêtait pas de bafouiller à la moindre de mes remarques. Je doute qu'il m'ai dans son coeur. Il n'a quasiment pas ouvert la bouche après le repas. »


J'ouvre ma canette. J'adore entendre le " Pshht " à l'ouverture d'une canette de Coca. Personnellement, ça me détend. Maïlys avale une gorgée de sa boisson, dont le nom m'est parfaitement inconnu ( Sans doute une de ces boissons américaines parfaitement dégueulasses. Notons que je pense ça en buvant mon Coca --' ), et me fixe, un air limite blasé sur le visage.

« Tu rigoles ? »
« Euh... non. »
« Tu serais pas un peu naïve comme fille ? C'est pas la première fois que je travaille avec le groupe, et je commence à connaître leurs réactions face aux autres. Habituellement, Bill est une vraie piplette. Et s'il n'a quasiment rien dit... C'est sans doute qu'il a flashé. »


J'avais au moins raison sur le fait que Bill parle sans arrêt, même pour ne rien dire.

« Flashé sur qui ? »
« Toi. »


Merde, mais quelle conne ! Je manque de lui cracher mon Coca à la gueule. Mais ce serait du gâchis. Du coup j'ai avalé de travers, et les picotements font monter de minuscules larmes à mes yeux. Pff, manquerait plus qu'ça... Bill qui flashe sur moi, mais qu'est-ce qu'elle peut se faire comme films celle-là.

« Dis pas n'importe quoi. Il s'attendait à une de ces groupies hystériques, du coup, il a pas accroché, c'est tout. »
« Mouai, j'en doute. Je t'accorde que je peux me tromper, mais... »
« Mais rien du tout. Tu te trompes, c'est clair. Je vais me coucher, il est tard. Bonne nuit ! »
« Mh, bonne nuit. Médite bien sur le sujet. Ce serait dommage de rater un coup pareil. »


Je ne réponds rien. Elle, par contre, me voit déjà sur toutes les pages de magazines People. " Le Scandale, Bill Kaulitz est casé. " N'importe quoi ><'
Elle me raccompagne jusqu'à sa porte, on se fait rapidement la bise.

« Au fait, demain, je viendrais te chercher à 9 heures pour aller prendre le petit déjeuner. »
« Mh, d'accord. »


Je pénètre le plus rapidement possible dans ma chambre, referme la porte. Je me met en " pyjama ". Ouai, pyjama, pour moi, c'est une ancienne chemise de boulot à Papa, et sous vêtements, point. Si vous saviez à quel point ça fait esthétique...
Le lit est encore plus confortable que je ne le pensais. L'hôtel mérite bien ses 4 étoiles v__v
Moi qui croyait que je ne m'endormirais pas, à cause des idioties que m'a sorti Maïlys, j'ai dormi comme une... comme une... Bah comme une Moi. --'

[...]

Je regarde l'heure sur mon portable. 7h09 ? Dans ce cas, c'est pas Maïlys qui vient frapper à ma porte. Je me lève, avec difficulté, l'esprit encore un peu comateux. Et j'me mange un mur. Putain d'bordel de merde fait chier sa race. [...] OO'. Breffons, le temps passe. J'allais où déjà ? Ah, ouais, la porte.
Bordel, mais quel est le connard qui vient frénétiquement tapper à ma porte à une heure pareille ?! Si c'est le personnel, je...

______________________________________________________________________________

Buhuhu, à suivre.

( Genre y'a des gens qui lisent, t'sais >< )


Pix : Rette Mich. Un de mes clips préférés, chanson Idem. Même si c'pas eux qui l'ont écrite ( et ça m'fou les boules --' ).
Pikachu

# Posté le jeudi 27 septembre 2007 15:11

Modifié le samedi 25 juillet 2009 12:30

.: 3 :.


Hoy. C'mwa. ( Genre ça peut être quelqu'un d'autre --' )


Et ben mwa, mwa, ça fait longtemps qu'j'suis pas v'nue. --'
Mais mwa, mwa j'suis sûre que j'vous bute tous, parce que j'ai 11visites depuis l'début du mois, et 'tention, 8 commentaires ! XD
Quelle côte de popularité, dites-moi. v_v'
Bref'ment, bref'ment... Ah.
Haha. Hahaha, J'ai été au concert des Th à PARIS LE 16 OCTOBRE MWA !!

Et même que j'ai touché la basquette de Tom. v_v' C'pas un privilège, ça ? x')
La basquette de Tom, que même que j'peux toucher exactement la même chez Go Sport !


Passons. --'

Pour en rev'nir à la fic', et puis pour répondre à Yooshie, t'as en effet mieux résumé Miki que mwa xD
Et on a en effet de la chance que ce ne soit qu'une fiction, parce que si j'ai bien compris tes intentions face à C'Kyoko... Interêt à m'planquer ><'

Bon. Pas qu'la mise en page va m'mettre du temps, mais foualà. J'm'y met.


______________________________________________________________________________

Mais quel est le connard qui vient frénétiquement tapper à ma porte à une heure pareille ?! Si c'est le personnel, je...

« Ah, Bill. –' »

Cool, dès 7 heures du mat', je dois mettre mon Allemand à l'épreuve. Une chance que j'aime les langues, et qu'je suis plutôt douée, sinon je lui aurais sans doute claqué la porte au nez. D'ailleurs, je ne sais pas ce qui me retiens de la lui claquer.

« C'Kyoko, c'est toi ! Ouf,... Je peux entrer ? »
« Nan, mais ça va pas ta tête. »
« S'il te plait, je t'expliquerais après pourquoi, mais... Aaah, Putain ! »


Il a à peine terminé sa phrase, qu'il me pousse à l'intérieur et entre à son tour, se plaquant contre la porte pour la refermer. Il ferme les yeux, il est essouflé, et a l'air exténué. Il a fait le marathon ou quoi ?...Hum. Là n'est pas le problème.
Personnellement, il m'a tellement bien poussée que je me suis explosée le postérieur au sol, malgré la moquette plutôt épaisse qui est posée dans la chambre. Et je sais toujours pas ce qu'il fait là. Voilà le vrai problème.
Il se laisse glisser jusqu'au sol, toujours contre la porte, les yeux clos. J'essaye de me relever, mais en vain, mes fesses sont destroy pour au moins 5 minutes. Alors je rampe comme je peux jusqu'à lui, à quatre pattes entre ses jambes, et l'attrape par le col de son T-shirt.

« Tu peux m'expliquer, maintenant, pourquoi tu m'a bousillé le postérieur ?! Parce que figure toi que là, j'ai super-méga-giga MAL. »
« Ben, c'est, comment dire... Hum. »


Qu'est-ce qu'il a encore à rougir, ce con ? Et puis pourquoi il...

« Hey ! Sale pervers ! J'te permet pas ! »
« P-Pardon ! »


Avec ce réveil forcé, vous vous douterez que j'ai nullement eu le temps d'attacher ne serait-ce que deux boutons de ma chemise, du coup, Môssieur l'abruti s'est permis de reluquer mes sous vêtements. Et tout ce qui va avec. Finalement il change pas vraiment de son frère.
Je lâche son T-shirt, et attache quelques boutons de ma chemise, puis chope mon Jean de la veille et l'enfile rapidement ( sur le cul, c'est trop simple --' ) histoire d'être quand même un minimum présentable. Lui ? Il se lève, se cache la vue de ses mains ultra bien manucurées, il faut l'avouer, et s'assied sur mon lit, dos à moi.
J'ai l'air très conne ( ... ), parce que je dois ramper pour atteindre le lit. Et puis j'ai l'air doublement conne ( --' ! ), parce que je lui demande carrément de l'aide pour m'y asseoir. Et j'ai l'air triplement conne ( OO !! ), parce qu'en fait, j'ai plus mal aux fesses, et je pouvais très bien me lever. ( * Over * )

« Bon, tu m'explique c'que tu fous là ? »
« Oui... Je me suis levé tôt ce matin, et je me suis dit, qu'à une heure pareille, je pourrais me promener sans avoir affaire à quelqu'un qui me connaisse dehors, alors j'suis sorti. »


Il est taré, ou quoi ? Même moi, à des heures matinales de c'genre, j'soe pas sortir seule --'

« Jusque là, rien qui t'obligeais à venir dans ma chambre et m'exploser l'arrière train. »
« Hum, mais, en rentrant, y'avait un groupe de filles, dans le hall. J'ai signé deux trois autographes, et je suis monté dans ma chambre. Sauf qu'elles m'ont suivi ! »
« Pauvre chou --' »
« Te moques pas ! ... Elles commençaient à crier des trucs incompréhensibles, j'ai eu super peur ! J'étais déjà presque au deuxième étage, et je me suis souvenu que vos chambres y étaient, alors j'ai couru, j'ai frappé à ta porte, mais tu répondais pas, et je les entendais arriver, et... »
« Ouai, j'connais la suite. J'ai ouvert, tu m'as poussé, j'me suis bien fait mal aux fesses, t'as profité de la vue comme il se doit et... »
« Désolé. »


Mouai. Ca fait quand même trois fois qu'il s'excuse depuis mon arrivée. A croire qu'il voulait vraiment m'offrir la « chance » d'être réveillée par l'illustrissime Bill Kaulitz !
P'tain mais rien à battre --'
Qu'est-ce qu'il a à me fixer dans les yeux, comme ça ? Mes yeux sont pas zarb, pourtant. Ils sont juste marron-vert-gris. --' Rien à faire, ce mec est pas normal ><'

« Bon, tu vas p'têtre pouvoir partir, maintenant. »
« Non ! Enfin... J'peux rester, encore un peu ? J'ai peur qu'elles soient encore dans le couloir... »
« --' T'éxagère, quand même. »


Excuse minable. Je me lève, et ouvre la porte d'une main, l'autre me servant à retenir mon Jean, parce que sans ceinture, il tombe. Et j'aurais l'air TRES conne s'il tombait. Je passe le bout de ma tête dans le couloir, et inspecte les environs.

« Bah tu vois, y'a... Ah. »

Je referme la porte.

« Bah si, y'a encore du monde >< »

Pas si naze que ça, l'excuse.

« Tu vois, je t'avais dis ! »
« Bon, ok, tu restes, mais me fais pas l'coup tous les matins. »
« D'accord. M-Merci. Promis, la prochaine fois que je sors tout seul je... »
« Ah, mais non ! La prochaine fois tu sors pas du tout, point ! »
« T'as pas d'ordres à m'donner, d'abord ! »
« Dans ce cas, désolée, mais si ! »
« Nan ! »


Et il me sort le regard genre gamin de 12 ans soit-disant rebelle --' Plutôt attendrissant quand tu te dis que ce qui se tient devant toi en a 17.

« Peut-être, mais là t'es dans MA chambre, alors tu t'tiens à carreaux, sinon j'te fous dehors ! Ok, la starlette ?! »
« Nan, pas ok ! J'fais c'que j'veux ! »
« Si ! »
« Nan ! Nan, nan, nan, nan, nan ! »


Il commence à s'énerver grave. Sauf qu'il regresse, en même temps. T'sais, il passe genre du mec de 17 ans, au pré-ado de 12 ans, puis au gamin de 5 ans... Sauf que là, ses " Nein, nein, nein " à la Schrei me gavent.

« Ta gueule, pour voir ? »
« Ne ? ... »
« Et beh tu vois, je savais qu't'étais fait pour ça ! Merci pour les tympans, ça soulage ! »
« Mais... »
« Chut ! »
« Méchante. »
« Je sais. chut quand même. »


Putain, c'est incroyable, ça. Il se croit tout permis ! Quoique pour l'instant, ça va, j'maitrise. Il s'assied dans le fauteuil en face de la télé, et s'y recroqueville, le menton sur les genoux. Il me jète des regards en coin.
Et en plus, il va bouder. You-pi. C'est trop chou, comme scène, n'empêche. J'ai une folle envie de l'immortaliser avec mon appareil, mais je l'ai pas à portée de main --'

« T'as l'intention de rester longtemps, debout, comme ça, à me mater ? »

Plait-il ?

« Hein ? Mais... j'te mate pas, d'abord. »
« Menteuse. »
« Même pas vrai. »
« Si c'est vrai. T'étais en train d'mater. »
« Pff, tu m'gaves, j'vais prendre ma douche. Et t'avises pas d'venir regarder, sinon j'dis à tout l'monde ce qui s'est passé. »


Huhu, mon nouveau moyen de chantage. N'empêche qu'il a raison, j'étais entrain de mater ><'
Je prend le même débardeur qu'hier, je change juste de Jean, histoire d'en prendre un moins flingué. Je m'enferme à clé dans la salle de bain, parce que même si je l'ai prévenu, et que je doute qu'il fasse quoique ce soit, je prends mes précautions.
Je commence à faire couler l'eau sous la douche, je l'entend qui allume la télé. Limite s'il aura pas élu domicile dans ma chambre, en gros. --'

[...]

Je sors de la salle de bain, habillée, coiffée, maquillée. Lui il s'est mis à l'aise, entre-temps. Une boisson, des chips, la télé, le tout bien au chaud dans mon lit, sous mes draps. J'espère pour lui qu'il a enlevé ses chaussures, et qu'il a les chaussettes propres, parce que j'suis maniaque, côté couchette. v_v
Je regarde l'heure. Tout juste 8 heures. Décidément, je suis rapide, ces temps-ci, pour me préparer. Je m'installe à côté de lui, dans le lit. Enfin, à côté. A l'autre extrêmité du lit, quoi. ( J'ai de la chance, c'est un lit double. Pas grand, mais double quand même. )
Il me tend le paquet de chips. Hum, bien entamé. J'en prend une poignée dans ma main, et devinez quoi ? Ben j'les mange. J'suis sûre que vous avez aimé ma devinette. BREF. Des chips à huit heures du mat'. P'tain la honte ><' Pire que moi et mon Nut' à trois heures du mat'.

C'est quoi, cette émission pourrie qui passe, au juste ? Ah. C'est juste les infos. Première fois de ma vie que j'vois les infos en anglais. Cool, la présentatrice est plus jolie qu'en France. Ca donne envie d'regarder, ça, au moins. ( Désolée à tous les admirateurs de Claire Chazal. v_v' )

« Tu veux qu'on change de chaîne ? »
« Non, non. »
« Quoi ? Tu veux regarder les infos ?! »
« Bah ouai. »
« Pff. T'es bizarre comme fille. »
« Autant qu'toi. Tu mets plus fort, s'il te plait ? »
« Mais moi j'suis pas une fille. »
« Hum. Les avis sont partagés. »


Il me balance la télécommande sur les jambes. Sympa. Franchement, ça donne envie d'être polie. Mais j'ai pas mal provoqué, en même temps. Mais ! Mais il m'a bousillé une heure de sommeil, alors j'ai le droit.
Je monte quand même le son, histoire d'entendre comme il faut, parce que monsieur je-fais-la-gueule-parce-qu'elle-regarde-les-infos-et-que-c'est-nul arrête pas de bougonner des trucs incompréhensibles. Sans doute du russe..
Que j'sache, avant qu'j'arrive, il regardait les infos tout aussi bien que moi.
Il soulève les draps, s'apprête à se lever, mais fait un stand-by sur mes jambes.

« Euh... J'ai froid, alors si tu pouvais rabattre les draps, ça m'arrangerait. »
« Il... Il est trop beau, ton Jean ! »
« OO' »

J'ai dû mal entendre ^^'

« Tu l'as acheté où ? Dis le moi, s'il te plait ! »

Et merde --'

« Mais, mais... Je sais plus, voilà ! »
« Menteuse ! Allez, dis le moi ! Il est vraiment beau ! »


Il se rassied sur le lit, ça fait limite le gars qui supplie sa femme de pas le quitter. Un peu le genre Feux de l'amour. Non, non, j'regarde pas.

« Je l'ai eu pas loin de Paris. Mais j'pense que t'as assez de Jean comme ça. »
« Oui, mais lui j'le veux ! Tu te souviens où tu l'as eu, exactement ? »
« J'me souviens, oui, mais... »
« Super ! Dès qu'je viens en France, on... »
« Nan, mais ça va pas ta tête. En aucun cas j'irais faire les magasins avec toi. »
« Mais... »
« Y'a pas de Mais, j'suis pas ta copine. »
« Pff, t'es vraiment méchante avec moi. »
« Non. Je te remet juste à ta place. »


Et voilà. Il faisait déjà la gueule parce que je voulais regarder les infos, et maintenant il va jouer son boudeur parce que j'veux pas faire les magasins avec lui. Caprice de star, ça lui passera, peut-être. Peut-être pas ><'
Il se lève, rabat tout juste les draps, histoire que j'me les pèle pas trop. Il remet ses chaussures. Magnifiques, d'ailleurs. Je lui échangerais peut-être contre mon Jean, tiens.

« Tu vas où ? »
« Bah j'retourne dans ma chambre. »
« Ok. A tout à l'heure alors. »
« Ouai, à tout à l'heure. »


Il ouvre la porte. J'entend un mini cri suraiguë. Je veux bien croire que Bill soit éfféminé, et truc-mon-cul, mais là, c'était plus un cri de fille qu'autre chose.

« Bill, mais qu'est-ce que tu fais là ? »


Merde. C'est Maïlys. Bizzarement j'aurais préféré que ce soit Bill qui crie tout seul, tiens >< Je sors de mon lit, avec regret, et rejoind les deux autres dans l'entrée de ma chambre.

« Bon, puisque Bill ne peut absolument RIEN dire, tu vas pouvoir m'expliquer C'Kyoko ! »
« T'expliquer quoi ? »
« Ce que foutait Bill dans ta chambre, par exemple ? »


Bon exemple, c'est vrai.
Viens on parle en Français, pour une fois >< Non ? Bon. --' Bill me fixe genre « Dis tout ce que tu veux sauf ça. » Mais il m'a pas mal foutu les boules, alors j'vais pas être sympa. * Rire (interne) de Bowser --' *

« Il est venu se réfugier dans ma chambre, parce qu'un groupe d'hystériques le poursuivait, sans manquer au passage de m'exploser le postérieur. Sur ce, j'ai pris une douche, il s'est bien gentiement installé dans mon lit, on a regardé les infos avec un paquet de chips, puis il a boudé parce que je voulais pas qu'on fasse du shopping ensemble. Il s'apprêtait donc à partir. »

Et il se remet à rougir. Bah c'est bon, j'allais pas lui dire « Ben tiens, il est v'nu visiter, voir l'état d'la moquette. ». Ou alors, je sortais le must, « Nan, mais t'avais raison, il a flashé. Tu connais la suite. » Il me fixe à nouveau dans les yeux. Va falloir que j'lui dise d'arrêter, ça devient déstabilisant. Et ça m'énerve.

« Oh. C'est... Uwa, quand même. Mais, tu regardes les infos, toi ? »
« Oui, bon, foutez-moi la paix, avec mes infos ><'. Et toi, pourquoi tu viens ? Tu m'avais dis 9 heures, il est à peine... 8 heures 50. v_v »
« Je m'emmerdais, en fait. Je me suis dit que tu serais réveillée, alors, je suis venue. Et tu es en effet on ne peut plus réveillée. »
« Bon, euh... J'vous laisse, à tout à l'heure ! »


Même pas le temps de le retenir qu'il est déjà dans les escaliers. Il est speed, quand il veut. Quand il veut, seulement. Maïlys me pousse un peu pour entrer, parce qu'à vrai dire, j'ai fait un stand-by sur Bill qui part en courant ( Me maudissant intérieurement de ne pas avoir pris une vidéo avec mon portable ), et elle s'installe sur mon lit. Je la rejoind bien rapidement, éteignant au passage la télé, qui me gêne à présent plus qu'autre chose.
P'tain, le regard, on dirait qu'elle va m'assassiner.

« Il s'est rien passé avec Bill, n'est-ce pas ? »
« Avoue que tu serais contente si j'te disais oui. »
« C'est vrai. v__v »
« Ben il s'est rien passé. »


J'éviterais tout de même de lui dire qu'il a eu l'occasion de me voir en sous vêtements, ce serait trop bête de lui donner raison.

« Vous avez même pas discuté un peu, tout ça ? Fait connaissance, tu vois... »
« Nan, on s'est juste un peu engueulé avec cette histoire de Jean, et de shopping. Sinon, rien de spécial. »
« Il était là depuis quand ? »
« Il est arrivé un peu après 7 heures. »
« Ca fait quand même plus d'une heure. »
« Je suis restée les trois quarts du temps dans la salle de bain. »
« C'est moi où il est mal à l'aise, quand t'es là ? »
« C'est aussi mon impression. T'as d'autres questions, comme ça ? Parce que franchement, je croirais avoir affaire à ma mère. ><' »
« Excuse moi. Je suppose que tu veux pas en parler aux autres. »
« Pas vraiment, non. En tout cas, je pense de plus en plus que tu t'es fait des films. Bill qui flashe sur moi... Pff. On dirait surtout que tout le monde cherche à le caser histoire d'avoir de quoi dire sur eux. »
« Tu penses ce que tu veux. Bref. Ca te dit de savoir l'emploi du temps d'aujourd'hui, avant de descendre ? »


Je lui donne mon accord d'un signe de tête, et elle commence alors à m'énumérer tout ce qui est prévu aujourd'hui. Je préfèrais à la limite la présence de Bill, plutôt que celle de Maïlys, finalement. Mine de rien, il m'amuse. M'intrigue, même. Et puis, il avait bien réchauffé le lit. Maintenant, il fait froid.

« Après le petit déjeuner, on part directement pour assister à une interview pour un magazine anglais. On pourra visiter le studio, tout ça. Le tout jusqu'à environ Midi. Ensuite, une séance photo, toujours pour ce même magazine. Puis on déjeunera pendant le trajet qui nous mènera jusqu'à la salle de concert. Les dernières installations techniques auront lieu, tu vas voir c'est sympa, puis la répèt', et enfin, vers 19 heures, le concert. N'oublie pas ton appareil photo. »
« Ok. On est placées où, pour le concert ? »
« On est dans la fosse. Et comme on sera sans aucun doute les premières sur place, on sera à l'avant. »
« Woh, c'est cool alors. Dis, on va manger ? Le peu de chips que m'a laissé Bill m'a plus donné faim qu'autre chose. »


Elle me sourit enfin, maintenant que son regard de serial-killer s'est effacé, et qu'elle a eu réponse à (presque) toutes ses questions. Je prend la clé de ma chambre, et on descend vers le restaurant, en prenant l'ascenseur, pour une fois.
Tom et Georg, accompagnés de leur interprète ( toujours figurine dans le décor, bien sûr ), sont déjà à table. Maïlys les rejoind tout de suite, quand à moi je vais rendre visite à ce buffet plutôt alléchant. Mon Dieu, des crêpes. Et on peut garnir comme on veut. Je prend une assiette, doublant au passage deux trois gosses derrière moi, occupés à se chamailler plutôt que de faire la queue.
Tom me rejoind très vite, et se place juste derrière moi, une assiette en main. Ces gosses sont vraiment pas fûtés. Je commence à remplir ma crêpe.

« Nutella-banane ! Uwa, t'as du goût, en plus d'être mignonne ! »


Ne pas relever cette infime partie de la phrase qui fait que j'me sens soudainement le centre de son monde.

« Je sais. C'est bon, Nutella-banane, non ? »


J'lui dirais pas que la première fois que j'ai goûté ça c'était en commandant chez Allô Pizza --'.

« Trop ! Ah, tu aurais pas vu mon frère, par hasard ? Il m'avait dit qu'il me rejoignait dans trente secondes, mais ça fait 10 minutes, que je l'attend. »
« Aucune idée. De toute façon, ton frère est bizarre. »
« C'est vrai. Susceptible et surtout très capricieux, si tu veux tout savoir. »


Oula, figure-toi que je sais déjà tout. Je prend mon assiette, me sert en jus d'orange, et rejoind les autres à la table. Gustav est arrivé, entre-temps, mais toujours pas de traces d'un quelconque Bill à l'horizon. Tom s'assied, à ma grande surprise, à côté de moi. Vas-y, colle ta chaise, pendant qu'tu y es. Merde, mais il le fait, en plus --' * Sifflements... *
Maïlys, qui est à ma gauche, notons-le, se lève, accompagnée de Gustav, et ils partent à leur tour se servir au buffet. Il reste donc Georg, dont l'assiette m'a l'air déjà bien entamée, l'interprète, dont le nom m'est toujours inconnu, et d'ailleurs je m'en fou complètement, Tom, collé à moi, et... et moi, tiens. D'après Georg, je mange ma crêpe à une vitesse hallucinante. Moi je pense juste que j'ai faim.

« Bill ! Enfin ! Mais t'étais où ? Tu m'avais dit trente secondes ! »

Ah bah ouai, tiens, le voilà. C'est vrai qu'il a quand même... 17 minutes de retard. Qu'est-ce qu'on peut bien foutre en 17 minutes ? ... Je reformule. Et quand on est un mec, qu'est-ce qu'on peut bien foutre en 17 minutes ? Hein ? --' AHEM. Passons.
Il s'assied à côté de moi. Il a dû remarquer à quel point Tom était collé à moi. Ca n'a pas l'air de trop trop lui plaire... Mais s'il pouvait remarquer que ça m'emmerde aussi, ce serait bien.

« Euh... A la base, c'est la place de Maïlys. »

Bonne constatation de Georg. C'est vrai que le pauvre, du coup, au lieu d'avoir une belle pétasse bien mignonne en face de lui, il a un abruti, maladroit, ultra susceptible et capricieux. Le tout, accessoirement, à côté de moi.

« Y'a d'autres places, donc Maïlys ne m'en voudra pas, n'est-ce pas ? »
« Soit. »
« Maintenant, Tom, je pense que t'as pas besoin de coller autant C'Kyoko, si elle a froid, elle te le dira, hein. »


YES. >< Tom s'écarte sans protester, bien que je doute que les phrases qu'il bougonne à l'égard de son frère soient très amicales. Ils parlent tous russe, quand ils bougonent, ou c'est juste de famille ? --'
Bill regarde mon assiette avec un air désirant. Ouai, allez.

« Tu veux goûter ? »

J'vais pas jouer la méchante, hein.

« Nein, j'ai pas faim. »

Ok, je vais jouer la méchante. Je coupe un morceau de crêpe, bien garni de Nutella avec un superbe morceau de banane dedans, et lui plante devant la bouche.

« T'es sûr que même pour CA, t'as pas faim ? »
« ... Nein. »
« J'suis sûre qu'au fond de toi, t'en crève d'envie. »
« Même pas vrai ! Je t'ai dit que... »


Bwuahaha. Et voilà, c'est fait. Je lui ai enfourné le morceau dans la bouche. Il me regarde avec des yeux ronds ( Genre comme ça : OO ). Pour une fois, Tom n'est pas le seul à éclater de rire, tout le monde s'y met. Sauf Bill et Moi, quoi --'. J'attends sa réaction. Il avale, essuie le contour de sa bouche avec la première serviette qui vient (Ceci dit, la mienne --' ), et s'éclaircit la gorge.

« T'as failli m'étouffer, avec ton morceau de crêpe ! »
« Excellent morceau de crêpe, avoue-le. »
« Oui, hum... Bon. »
« Ose dire que t'as toujours pas faim. »


Il hésite. Mmh, j'le savais. C'était juste histoire de me contrarier, quoi. Il tourne un instant la tête vers le buffet, semble calculer la distance, le monde autour des crêpes. Maïlys fait toujours la queue d'ailleurs. Quand à Gustav, il ne prend apparement pas de crêpe, et se sert en céréales.

« Alors ? Tu sais Bill, t'as juste à marcher jusqu'au buffet, prendre une assiette, et attendre ton tour bien gentiement. »
« Je sais. Justement. »


Il me sort un sourire narquois à peine prononcé, mais amplement suffisant pour voir qu'il m'est entièrement adressé. Ah, ok. Je vois.

« Ben tu peux toujours te frotter pour que j'aille te la chercher, ta crêpe. Tu. Te. Bouges. T'as l'cul encore assez léger, profites-en. »
« Pff. Même pas sympa. »
« Moi ? Pas sympa ? Ok, la prochaine fois, j'te laisse pas entrer, j'te fou dehors. Et tu te débrouilleras avec tes hystériques. »
« Mais non voyons, j'vais t'écouter. La prochaine fois, je sors pas. »


Et voilà. Maintenant j'suis énervée. Il a eu le dernier mot, et je déteste perdre. Tom nous regarde alternativement. Quoi ? J'ai fait quelque chose de mal ?

« C'est quoi cette histoire ? »
« Quelle histoire ? »

Bill lui a répondu froidement, sans même le regarder. Impoli ><' D'ailleurs il regarde ma crêpe. Tom Vs Bill. Vont p'têtre se friter. Muahahaha !! ( Genre c'est drôle deux mecs qui se fight –' )

« Quand C'Kyoko parle de ne pas te laisser entrer, qu'elle te fou dehors, et caetera... ? »
« Ah, ça. Rien, c'est rien. Un petit accrochage de rien du tout. »


Un... petit accrochage ?

« Notons que mon postérieur en a eu les frais, de notre " accrochage ". »
« C'Kyoko, tais-toi ! C'est pas leurs affaires ! »
« Bon, d'accord, j'dis plus rien. »


Tom commence à s'engueuler avec cet imbécile. Qu'est-ce qu'il peut m'énerver... Je vois vraiment pas ce que les filles lui trouvent. Quoique, elles le trouvent juste trop-méga-mignon-super-parfait. Elle le connaissent pas après tout.

[...]

Le petit déjeuner s'est terminé sans encombres, j'ai même pu fini ma crêpe malgré les cerveaux Kaulitz surchauffés de part et d'autre de moi-même. On est à présent dans le studio de rédaction du magazine. L'interview est terminée, quand aux séances photos, c'est bientôt la fin. J'ai déjà eu des milliers d'autographes, des photos " exclusives ". Les garçons m'ont chacun écrit un p'tit truc sympa sur une carte prévue à cet effet.
Avant de partir du studio, Bill me prend entre quatre yeux, et me retiens par le bras. Wouuh, il me fait peur, là. On dirait un peu Ken le survivant quand il fronce les sourcils, comme ça --' ( Ze référence... )

« Tu m'fais la gueule ? »

Ah. Si ce n'est que ça... ( Mode Ken le survivant : Off. )
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Notons que cette suite, j'l'aime pas trow. Elle est un peu kapoute kapoute, pour ainsi dire --'
Mais bon, le week-end londonien est pas le plus important de la fiction. C'est la suite, en fait. Mais comme faut bien qu'je lfasse... J'le fais. ><

Foualà, c'tout pour aujourd'hui. J'voulais mettre deux suites d'affilées, mais là, il se trouve que j'ai plus trow la foi.
Bye les gens.

Vidéo : Une parodie de Schrei que mon neveu m'a filée. Même que j'me suis bien marrée, elle est réussie.


PikaChu.

# Posté le dimanche 21 octobre 2007 10:20

Modifié le lundi 05 novembre 2007 18:21